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 I see you my lovely dear ; c a l l i e (l)

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Lumos maxima ... InvitéInvité

MessageSujet: I see you my lovely dear ; c a l l i e (l)   Dim 13 Mar - 21:15

"Eh oh tu m'écoutes ou bien ?" Je laissais courir mon regard sur sa nuque, une demi seconde d'égarement, avant de plonger mes yeux dans les siens. Une lueur mutine dans son regard, divine esquisse de son exquise légereté. J'esquissai un sourire furtif, me laissant absorber par les atouts de mon amie. Je n'avais jamais remarqué combien elle était femme avant aujourd'hui, et je découvrais ses traits sous un nouveau jour, comme un conquistador en quête de continent vierge. Le son de sa voix, suave et doux, puis de nouveau ce parfum enivrant, qui me donnait envie de goûter à ses atouts charnels. Je me mordis la lèvre, secouant la tête pour revenir à la réalité. "Toujours princesse. Allez bouge". Je lui tins la porte avec galanterie, avant de jeter un coup d'oeil suspect vers l'angle de la passerelle. La salle de bains des préfets était royalement disposée, comme si des seigneurs se lavaient en ces lieux. De simples lèches bottes ouais ! Les torches baignaient la pièce d'une lumière douce et sereine, presque sensuelle. Tout avait été pensé pour que nous puissions nous prélasser à loisir. J'exultai silencieusement tandis que nous nous déshabillions dos à dos. Quelques secondes, le silence oppressant. Un éclat de vagues à la surface du jacuzzi puis ses courbes félines qui se noient dans la mousse parfumée. J'aperçois ses formes généreuses à travers son maillot de bain. Je plane quelques minutes. Je la rejoins, mimant une baleine en léthargie. "Reconnais que c'est mieux que nos vieilles douches froides. Tu sens ce parfum suave ? C'est le goût subtil de l'interdit, un pur délice!"

Je connaissais Callie depuis notre première année à Poudlard. Nous partagions tout, nos éclats de rire, nos heures de colle, nos anti sèches ... Il arrivait même qu'elle me pique des caleçons à l'occasion. Pourtant, je n'avais jamais osé la regarder de cette façon. La contempler comme un objet d'amour et de désir. Cet élan de tendresse me mettait mal à l'aise, forçant mon sourire un peu crispé. C'était comme si je ne la connaissais plus vraiment. Comme si je prenais conscience de ma sexualité. Je plongeais ma tête sous l'eau, savourant cette abstraction symbiotique, avant de revenir à la surface dans un bruissement doux.
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Lumos maxima ... Callie A. Stonefield☼ Petit nouveau

MessageSujet: Re: I see you my lovely dear ; c a l l i e (l)   Dim 13 Mar - 21:46

    Nous étions le soir, assez tard en fait. Les filles de mon dortoir étaient dans leur lit, papotant de choses et d’autres et moi je farfouillais ma valise en ralant. « Putain , il est où ! C’est pas vrai ?! » Pour finalement tomber sur ce que je cherchais : mon maillot de bain. Je l’enfilais rapidement ainsi que d’autres vêtements, une robe, rouge qui trainais dans ma valise. Un truc moldu mais sûrement plus seyant que la robe de sorcier traditionnelle déjà. Je me recoiffais un petit moment. Pourquoi tout à coup ce besoin de me faire « jolie » alors que j’allais juste voir mon meilleur ami ? Bonne question mais il y avait des choses qui changeaient et ça ne me déplaisait pas tant que ça en fin de compte. Après l’habillage et le recoiffage je regardais l’heure. Et merde, j’étais en retard. J’enfilais des chaussures à la va vite, pris une serviette puis sortis discretos. Je savais qu’aucune des filles de mon dortoir ne me balancerait, je leur dit même bonne nuit sachant pertinemment que je ne rentrerais pas de bonne heure…

    Je descendit les couloirs, à pas félins comme mon patronus lorsqu’il essaie d’attraper une proie : silencieusement ou presque pour finalement parcourir les couloirs, toujours aussi doucement. J’aurais pu retrouver Kingsley dans la salle commune mais j’étais en retard et je savais qu’il m’attendrais déjà devant la salle de bain des préfets. A propos de préfets il ne s’agissait pas de tomber sur l’un d’entre eux pendant ma petite balade dans les couloirs… Heureusement, cela n’arriva pas. J’arrivait à la salle de bains saine et sauve. Il m’attendait déjà, bien sûr. S’agissait maintenant d’expliquer ce retard.

    « Heu désolée j’ai pas vu l’heure passée. En fait je… Discutais avec les filles de ma chambre. Hé oh tu m’écoutes ou quoi ? »

    Il regardait autre chose sur moi, difficile de ne pas savoir quoi mais je savais qu’il ne m’écoutais pas et en plus lorsqu’il était distrait ça avait le don de m’énerver plus qu’autre chose. Finalement, il se reprit « Toujours princesse. Allez bouge. » Je fis ce qu’il me disait et rentrait dans la salle de bains des préfets. Bel endroit luxueux qui donnait effectivement envie de prendre un bain, plus que nos vieilles douches froides, c’est sûr. Après un petit regard malicieux échangés nous nous déshabillâmes dos à dos puis je rentrais dans le bain.

    Encore une fois il avait été distrait et je préférais ne pas savoir pourquoi. Je lui lançais un regard qui voulait dire hello-retour-à-la-réalité-mec et il finit par me rejoindre. Déjà, j’exultais. L’eau était chaude, l’endroit confortable et en plus j’étais vraiment en bonne compagnie. Le pied, non ? D’ailleurs, Kingsley était d’accord avec moi « Reconnais que c'est mieux que nos vieilles douches froides. Tu sens ce parfum suave ? C'est le goût subtil de l'interdit, un pur délice! »

    «  Si tu savais à quel point je suis d’accord avec toi  ! »

    Je m’étendis encore un peu plus et le regardais faire. Il mit sa tête sous l’eau puis revint à la surface. Je fis de même mais restait moins longtemps sous l’eau. Voyant sa coiffure je me mis à rire, pas bruyamment heureusement, j’avais un rire qui tenait à peu près la route. Impsulveiement je m’approchais de lui et passais ma main dans ses cheveux, m’amusait à les recoiffer ou à les décoiffer, ça dépendait de quel point de vue on se plaçait.

    « On est bien là quand même… »

    Je fuyais son regard et faisant semblant d’admirer la salle de bains. Nous nous connaissions depuis ma première année et nous avions toujours étés proches, meilleurs amis à la vie, à la mort. Des fous rires, des regards complices : tout ça avait toujours fait partie du « nous » que nous formions. Jamais rien d’autre. Mais ces derniers temps notre relation avait évolué, je le sentais. En tout cas de mon coté. Des fois je le regardais mais pas de la même façon dont je l’avais vu jusqu’àlors. Je le trouvais beau, il avait du charme…
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Lumos maxima ... InvitéInvité

MessageSujet: Re: I see you my lovely dear ; c a l l i e (l)   Jeu 14 Avr - 14:12

    Une minute de silence qui s'écoule doucement, qui me semble durer des heures, des années. Nous nous évitons, tête à tête dissimulé derrière des sourires gênés, presque timides. Je nous sens comme des enfants, de simples gamins qui découvrent la vie. L'amour. Soudain, sa petite voix s'élève entre les senteurs de bien être, de jasmin et d'agrumes."On est bien là quand même…" J'esquisse une grimace dégoûtée, presque visqueuse de bave et de mépris. "Ah bon tu crois ?" Un ange passe tandis qu'elle se demande mi vexée mi amusée si je me fous de sa gueule. La réponse est oui, elle a l'habitude. Je suis un p'tit mec dopé aux hormones, et je n'ai pas trouvé de meilleur moyen que de faire le con pour détendre l'atmosphère. L'ambiance est palpable, presque oppressante, mais mon remède est efficace, et je la surprends qui se retient de rire. Qui décrispe son corps figé par la pudeur. Elle se laisse aller, et je la dévore d'un regard. Petite sirène qui nage dans l'eau chaude. Mon amour sensuellement parfumé. Je ne rêve plus non, je la vois telle qu'elle est : gracieuse et naturelle, les yeux pleins de vie. Un temps. Je repousse une mèche rebelle sur son front blême, puis je l'attrape par les épaules pour l'attirer délicatement vers moi. Vers mon coeur qui cogne fort dans ma poitrine.

    "Cap ou pas cap de m'embrasser Callie ?" Et voila c'est dit, je ne peux plus reculer. Marche arrière impossible, j'attends. J'attends toujours, depuis des mois, des années. Je ne sais plus exactement depuis combien de temps. Je sens ses longs cheveux qui se collent à mon visage, et je la serre un peu plus contre moi, pour respirer son parfum, l'odeur de son corps. Son souffle chaud contre ma gorge, la douceur de sa peau satinée. Je frissonne comme un gosse qui découvre ses premiers émois. Les mots se sont échappés de mes lèvres sans que je puisse les retenir. Je les vois dériver jusqu'à elle dans un doux murmure, un appel au secours. C'est dit, sur le ton de la rigolade mais c'est dit. Comme toujours, je tourne les sentiments dans le sens du jeu, parce que je ne sais pas faire autrement. Parce que je ne suis pas un type sèrieux. Je la sens qui hésite, qui cherche une échappatoire, une sortie de secours. Il n' y en a pas Callie, tu es ma prisonnière. Joue avec moi Callie, joue avec mes sentiments, mes envies, mes désirs. Fais de moi ton esclave ou ton maître. Je t'appartiens.
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Lumos maxima ... Callie A. Stonefield☼ Petit nouveau

MessageSujet: Re: I see you my lovely dear ; c a l l i e (l)   Ven 15 Avr - 17:20

    L’ambiance était… Bizarre ce soir. La tension qui régnait dabs la pièce était palpable. Nous ne savions pas trop quoi faire, pas trop quoi dire. Je ne me sentais plus vraiment à ma place en compagnie de Prince. Il faut dire aussi que nous étions rarement seuls depuis quelques temps il y avait tout le temps quelqu’un entre nous ce qui nous facilitait la tache, nous permettait de fuir assez aisément ce que ni lui ni moi ne ovulions « croire » et pourtant…
    Bref, pour dissiper cette drôle de sensation je replaçais mes cheveux et lâcha que nous étions vraiment bien ici en m’étirant dans la baignoire. Je n’étais plus aussi loin de lui que lorsque j’étais entrée dans le bain, je m’étais rapprochée et je devais avouer que cette proximité me troublait assez… Après ma petite phrase un peu creuse, je l’avoue Prince me répondit par la sarcasme comme d’habitude. C’est-à-dire qu’il fit une grimace et répondit :

    « Ah bon ?

    Je me tais et l’analyse le temps de savoir si il se fout de ma gueule ou pas. Je décide que oui et choisit la défense. De toute façon c’est toujours comme ça que j’ai fait avec lui. Je lui colle une petite bras sur le bras et dit d’un ton faussement vexé :

    «  Tu peux arrêter de te payer ma tête ou pas ? »

    Je me détourne, faussement boudeuse sachant parfaitement qu’il n’allait pas me laisser bouder, de toute façon je sais très bien qu’il n’aime pas ça et qu’il ne me laisse jamais faire quand je décide de faire (un tout petit peu) la gueule… Malheureusement, bécasse que je suis j’ai bien du mal à me retenir de pas rigoler ce qui donne un résultat assez étrange. Un presque-gloussement et une crispation surtout. Puis, je sens doucement ses mains qui m’attrapent et me tirent vers lui. Instantanément, les battements de mon cœur s’accélèrent, ma respiration se coupe, presque. Il me touche rarement aussi doucement, de cette façon. Il s’agit d’ordinaire plus de bourrades amicales quand je sors une petite vanne de mon cru qu’une étreinte aussi… Douce. Là je sais que pas mal de choses viennent de changer. L’amicalité n’est plus le mot d’ordre. Il y a autre chose. De plus…

    Je n’ai vraiment le temps de réfléchir à ce que je devrais faire ou dire qu’il prononce les mots que je redoutais un peu, beaucoup d’entendre…

    « Cap ou pas cap de m'embrasser Callie ? »

    J’ai peur. Peur de m’engager, peur de gâcher ce que nous avions avant mais l’attirance est forte. Presque irrésistible. C’est comme si quelques chose me poussait vers lui. A présent je regarde son visage, si amical avant qui devient tout simplement… Beau. Puis mes yeux se posent sur ses lèvres. Je me rapproche tout doucement.

    Et flippée, comme d’habitude, courageuse quand il s’agit de mettre ma vie en danger, mon cœur beaucoup moins je me lève brusquement, le bousculant presque. Je ne dis rien pas un mot mais je sors du bain brutalement, mes longs cheveux suivent, encore un peu mouillée. Je me sèche vite et renfile ma robe, bien plus vite que je ne l’avais quitté. Je ne peux pas, il m’est complètement impossible de faire ça. Il n’y a pas moyen. Je veux mais je ne peux pas. Mon cœur dit des choses, vraies et ma raison d’autres. La raison l’emporte contrairement au dicton. Je ne suis pourtant pas quelqu’un de raisonnable mais j’ai peur.

    Je ne veux pas m’engager, les relations, l’amour et tout ces trucs là c’est pas fait pour moi. Je suis trop… Indépendante, trop fière aussi. Après renfilé ma robe et passé mes doigts dans mes cheveux je le regarde. Mon regard est difficilement descriptible, lourd, plein de sentiments pour lui, d’excuses muettes aussi. Finalement je finis par prendre la parole, difficilement. Ma voix est étranglée, plus rauque que d’habitude, presque étouffée. D’ailleurs c’Est-ce que je ressens en ce moment. Ca se dispute là haut, ma conscience me dicte de continuer ainsi mais mon cœur me souffle que je suis en train de fire la plus grosse connerie de ma vie…

    « Je.. Je.. »

    Et ça s’arrête là. Je ne peux rien dire parce que le seul mot qui pourrait sortir à cet instant seraient en fait plutôt trois petits mots que beaucoup de gens rêvent d’entendre mais moi je suis foncièrement incapable de les dire. Je n’ai pas réussi à parler mais ne suis pas partie pour autant. Je le fixe toujours avec cette espèce de morgue dans le regard, cette fierté dont je n’arrive pas à me débarrasser. Je le veux mais ne sait pas comment m’y prendre, ne sait pas quoi faire. Encore une fois, j’ai peur.
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Lumos maxima ... InvitéInvité

MessageSujet: Re: I see you my lovely dear ; c a l l i e (l)   Ven 15 Avr - 18:08

"Je ... Je ..." Je la vois s'éloigner, se défaire de mon emprise. Elle se lève subitement, puis me fait face comme une princesse en détresse. Je la contemple avec délices, me repaissant de sa silhouette, de sa pudeur qui lui va si bien. Je l'imagine en train de rougir comme une petite fille maladroite, alors qu'elle se rhabille rapidement, comme si sa vie en dépendait. Comme si elle se dérobait à moi, à mon regard d'amoureux transi. Je veux la retenir mais je ne bouge pas, figé dans l'eau chaude. Dans l'eau vide. Elle n'est plus là à mes côtés, je ne ressens plus sa présence, son hésitation. Je ne l'entends plus rire. "Ma Callie ..." Ce n'est plus Callie, c'est ma Callie, celle que je ne veux partager, avec personne. Celle que je désire, que je veux mienne ad vitam eternam ...

Qu'est ce que j'ai fais ... Ou est ce que j'ai merdé ? Trop de questions se bousculent dans mon esprit. Un big bang de questions sans réponses. Je me lève à mon tour, à moitié nu, les cheveux épars. Je m'approche doucement pour ne pas la blesser. Pour ne pas qu'elle s'envole encore une fois. D'une main tendre je relève son menton de jeune fille en fleur. Je la regarde dans le fond des yeux, comme si c'était la première fois. Comme si elle était la plus belle chose qui m'ai été donné de voir. "Je plaisantais Callie ... Tu n'es pas obligée de quoi que ce soit ... C'était un jeu débile, excuse moi !" Je me sens comme un con, un petit garçon prit en faute. Je ne suis pas habitué à ce qu'on me dise non.

Je l'entraîne sur une chaise et la force à s'asseoir. Avec fermeté. J'attrape une serviette au vol et y enveloppent ses longs cheveux bruns. Je les presse comme des fruits bien mûrs, pour que l'eau suinte le long de ses épaules. Je lui sèche la nuque, les épaules, avant de remonter vers son visage ... Je ne dis plus rien ... Y a t'il quelque chose à dire d'ailleurs ? J'en doute ... Je me contente de la calmer, de la rassurer ... "Ca va mieux ?" J'ai beau la sentir, je ne peux la toucher ... Comme une merveille qui n'appartient à personne, une terre vierge de toute conquête.
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Lumos maxima ... Callie A. Stonefield☼ Petit nouveau

MessageSujet: Re: I see you my lovely dear ; c a l l i e (l)   Ven 15 Avr - 22:14

    J’étais partagée… Est-ce que je devrais prendre sur moi pour essayer de stopper cette vaine peur qui m’oppressait ou écouter ma conscience qui me disait de rester raisonnable. Mais j’en avais marre d’être raisonnable, de rester dans les clous. Après tout, si je m’appelais Fauve ce n’était certainement pas pour rien et encore moins pour être raisonnable et faire ce que l’on attends de moi pas vrai ? Je devais penser à quelque chose de cet acabit parce que j’aurais pu partir, j’aurais pu ne pas rester et laisser Prince tout seul mais j’étais encore là. Certes, habillée et presque sèche mais j’étais là.

    En même temps… Je me sentais un peu mal, j’aurais voulu l’embrasser et ne pas reculer devant tout ce que cela risquait d’amener comme changements et perturbations. Sa tête, son air perturbé me faisait fondre et je me reconnaissais bien là parce que j’avais des scrupules. Il sortit brusquement du bain lui aussi, les cheveux en bataille et l’air perdu et s’approcha de moi. Il me pris le menton et s’excusa. Encore incapable de parler momentanément je me contentais de le fixer. Mais des excuses ? Pourquoi ? Il n’avait rien, vraiment rien à se reprocher…

    Il me fit ensuite assoir sur une chaise et fit sécher mes cheveux avec la serviette. Il me calme, me rassure et progressivement je sens que ce petit coté rebelle mais farouche revient. Je suis moi-même en tout cas plus qu’il y a quelques minutes à peines. Tout c’était enchainé si vite entre nous, l’amitié, les délires et maintenant autre chose. J’avais encore peur de le nommer peur que ce soit juste « comme ça ».

    Finalement je me levais et me plaçait devant lui. Me raclait la gorge pour être sûre de retrouver cette voix grave et un peu éraillée qui était la mienne. Trop de clopes et autres, sûrement.

    « Prince… Je crois que… Que »

    Je cherchais mes mots et décidément ces saloupiots ne voulaient pas venir, je savais tout simplement ce que je devais dire mais je ne savais pas comment. Parce que c’était la première fois que j’allais parler ainsi à quelqu’un. Sans chercher à me cacher ou quoi que ce soit ou me protéger. J’avais toujours été comme ça d’aussi loin que je me souvienne, je cherchais à me protéger parce que je connaissais déjà cette douleur qui t’oppresse les poumons et te rend presque folle. J’avais réussi à aller mieux et voilà que tout ce cirque recommençait…

    « Je ne sais pas si toi aussi tu t’en est rendu compte mais notre relation a… Changé ? Ou Evolué ? Appelle ça comme tu veux… »

    Ma grand-mère avait toujours été impressionnée de ma capacité à « renaître de mes cendres ». Je me sentais mal et l’instant d’après j’avais de nouveau la pêche. C’était ce qui venait de se passer mais on ne pouvait pas vraiment dire que j’avais la grande forme non plus…

    «  Je ne voulais pas le dire ni même le réaliser j’avais tellement peur que tout ça soit éphèmère tu sais. Tu me connais mais je pense qu’il faut que je te dise un truc. Si j’ai mal réagi ce n’est pas contre toi. Si tu savais le nombre de fois dont j’ai rêvé de cet instant. Mais j’ai juste flippé bêtement. J’ai eu peur de ce qui pourrait se passer après. De ce qui pourrait advenir. »

    Je baissais la tête, attendant une réponse mais puisque j’étais lançée autant continuer non ?

    « J’ai toujours été comme ça, je réagis toujours avec un train de retard et au moindre changement j’ai peur parce qu’on bouscule mes habitudes. Mais ça je pense que tu le sais parce que tu me connais suffisamment pour ça, non ? »

    Là je tournais autour du pot. Je cherchais à gagner du temps, à utiliser des mots pour ne pas prononcer ceux que je devrais fatalement dire à un moment donné, je le savais. Mais encore une fois j’avais peur. Oh et puis merde, de toute façon j’avais brisé bon nombre de barrière en me livrant ainsi alors une de plus, une de moins qui verrait la différence ?

    « Je pense que… »

    Incapable, je n’arriverais jamais à les sortir ces quelques petits mots. Je respirais un bon coup puis me lançait d’une voix presque étouffée…

    «  Je pense que je suis amoureuse de toi. »


    Je ne voulais même pas voir sa réaction alors j’avais baissé la tête, une mèche de cheveux me cachait le visage et pourtant j’avais quand même un œil sur lui.
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Lumos maxima ... InvitéInvité

MessageSujet: Re: I see you my lovely dear ; c a l l i e (l)   Sam 16 Avr - 8:35

"Je pense que je suis amoureuse de toi. "

Sa voix grave retentit dans mon esprit comme un boomerang qui se répercuterait sur les falaises d'une montagne. Je tentai de retenir le son, de peur que son amour se dissipe avec lui. Sous le coup de l'émotion, je lâchai la serviette qui vint s'échouer sur le sol ruisselant. C'était dit, nous ne pouvions plus reculer. Nous cacher derrière des sous entendus dissimulés. De toute façon avions nous vraiment le choix ? Si le destin avait uni nos âmes, c'était sans doute pour une bonne raison nan? J'esquissai l'ombre d'un sourire, sentant mon coeur faire une embardée dans ma poitrine. Devant moi, Callie se tenait toujours debout, droite comme un i, la tête baissée. J'aimais sa pudeur, cette façon de rougir dès qu'elle se livrait un peu aux autres. A moi. Je l'aimais elle, toute entière. Cette façon de rebondir d'humeur en humeur, de me surprendre à chaque instant ... Je lui attrapai la main tendrement, comme un petit garçon qui a peur de briser un objet fragile. Elle se taisait, les yeux mi baissés mi attentifs ... Je pressai sa main contre mes lèvres entrouvertes, dans un ultime baiser fruité ... Ma voix s'éleva dans la pièce comme un murmure, une demande intime et chaude ...

"Je t'aime aussi ma Callie ... Moi aussi j'ai souvent rêvé de cet instant avec toi, de tes lèvres sensuellement offertes, de ton teint qui rougit légèrement, et de ces quelques mots qui s'échappent de ta bouche ..."

C'était vrai, j'avais si souvent imaginé ce moment avec elle, cet aveu mutuel qui marquait le point de départ d'un nouveau temps. Un nouveau morceau de vie à deux. Je sentis mon coeur accélérer, comme s'il ne battait plus que pour elle. C'était comme une prise de conscience intérieure et personnelle, un feu d'artifices qui me fit sourire ... Elle était si mignonne dans sa petite robe rouge, la couleur du désir et de la passion ... Je lui pris la main, avec tendresse, pour l'attirer contre moi. Petit bout de femme que je voulais protéger toujours, comme un trésor, la première merveille du monde. La chaleur de son corps contre mon torse nu, son parfum sucré, les formes pulpeuses de sa silhouette féminine ... Elle ne me procurait que bien être et plaisir intense, éphémère, pur ... Je l'étreignis d'un baiser retenu, furtif ... J'avais l'impression de renaître, de découvrir le monde pour la toute première fois !

"Je te préviens ma princesse, je suis jaloux! Qui voudra t'approcher devra d'abord me passer sur le corps"

C'était dit sur le ton de la rigolade, et pourtant il y avait un fond de vrai dans cette déclaration ... Elle était sa précieuse, sa princesse rien qu'à lui. Il ne la laisserait pas s'échapper : jamais. Pour ses yeux là il aurait donné n'importe quoi. L'amour qu'il ressentait pour la jeune femme n'avait rien d'un amour de jeunesse passager ... C'était un big bang de sensations brut.
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Lumos maxima ... Callie A. Stonefield☼ Petit nouveau

MessageSujet: Re: I see you my lovely dear ; c a l l i e (l)   Sam 23 Avr - 20:11

    [Court et ultra bof...]

    Cet instant était…irréel. Ce qui était en train de se passer, je l’avais rêvé des millions de fois. Everything will be alright comme le chante George Michael enfin je n’en était pas si sure je doutais encore tant et tant. Cette peur viscérale qui me collait au corps me rendait toute chance et combattait singulièrement l’Amour. Ce sentiment avec un putain de grand A qui lui aussi me collait au corps me rendait toute chose, faisait le grand 8 dans mon ventre, dans ma tête aussi à bien y réfléchir. Bref un combat intense se livrait dans ma tête et je ne savais plus quoi penser alors pour une fois, j’avais été courageuse en ce qui concernait mes sentiments. J’avais fonçé tête baissée tout simplement comme je le faisais d’habitude. Je lui avais tout dit, absolument tout sans rien omettre et j’avais attendu sa réponde. Peureuse, effrayée, impatiente, fébrile aussi. Elle était finalement venue assez vite :

    « Je t'aime aussi ma Callie ... Moi aussi j'ai souvent rêvé de cet instant avec toi, de tes lèvres sensuellement offertes, de ton teint qui rougit légèrement, et de ces quelques mots qui s'échappent de ta bouche ... »

    De tout ces mots je n’avais retenu que les premiers. Mon cœur déchirait ma poitrines avec ces putains de battements. J’avais mal mais n’avais cure de cette douleur. La sang me bourdonnait aux temps. Jamais je n’aurais cru entendre ça un jour. Prince était un coureur de jupons, le mec qu’on n’enferme pas dans une relation bien définie et qui déteste ça. Mais là c’était nouveau autant pour moi de le voir comme ça que pour lui je pense. Ca m’effrayait assez tout ça je devais l’avouer. Je ne pus qu’articuler quelques mots :

    « Je…Je… »

    Avant qu’il ne m’attire vers lui et ne m’embrasse. Jamais je n’avais ressenti ça. Jusqu’à alors je pensais avoir aimé. Au moins un peu mais là c’était autre chose. Comme si quelqu’un me foutait un bison 5 dans le cœur et l’allumait d’un coup sans que je m’y attende. Je sentais des milliers de petites flammes bruler ma peau de ma tête jusqu’au pieds. Lorsque notre etreinte, que j’avais trouvé mille fois trop brève fut finie il ajouta avec ce même sourire qui me donnait presque envie de fendre comme un glaçon posé en plein soleil, d’ailleurs c’est ça exactement c’était mon soleil tu vois. Lorsqu’il était là tout allait mieux, tout était beau et rose. Bon okay un soleil rose ça n’existe pas mais bref :

    « Je te préviens ma princesse, je suis jaloux! Qui voudra t'approcher devra d'abord me passer sur le corps »

    Je souris puis ajoutait :

    «  Et moi donc. Si tu savais… Non, en fait tu le sais je crois. »

    Avant de partir dans un éclat de rire en me rappelant d’un groupe de filles qui s’amusaient à coller Prince, le voulant pour elles toutes seules. Ce qui ne m’avait pas trop et j’avais du « foncer dans le tas » et m’étais même légèrement interpellée physiquement avec l’une d’entre elles. Tant pis, bien fait pour elle elle n’avait absolument qu’à pas me chercher et c’est tout !
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MessageSujet: Re: I see you my lovely dear ; c a l l i e (l)   Aujourd'hui à 18:11

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